
Peintre — L’art comme trace du vivant
Peintre et professeure-chercheuse en enseignement des arts à l’UQAR, Sonia Fournier explore la trace, la lumière et le souffle du vivant. Originaire de la Vallée de la Matapédia, elle peint pour habiter le monde autrement — entre matière et transparence, entre présence et silence.
Ses œuvres, réalisées à l’acrylique et à l’encre, évoquent la mémoire, le mouvement, les territoires intérieurs et la profondeur sensible de l’expérience humaine. Inspirée notamment par Yves Klein, Nicolas de Staël et Mark Rothko, elle cherche à rendre visible la respiration du monde à travers la couleur.
Les œuvres présentées ici appartiennent à une période fondatrice de sa démarche picturale. Depuis la pandémie, sa production s’est ralentie, laissant place à un temps de maturation intérieure, pédagogique et artistique. De nouvelles œuvres sont en préparation, nourries par les expériences récentes en Guadeloupe, par le projet Traces vivantes et par les liens entre mémoire, territoire, enfance et création.
Peindre devient alors une manière de garder trace : trace d’un lieu, d’un souffle, d’une lumière, d’une rencontre.
Peindre, c’est laisser la lumière penser à travers soi.


